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  1. Cher Monsieur
    J’ai beaucoup d’admiration pour Honorable Jean Bamanisa à cause du travail remarquable qu’il est entrain d’abattre au sein de l’Assemblée Nationale. Je suis heureux de découvrir ce site qui présente l’ensemble de ses activités politiques qui sont pour moi une source d’inspiration.
    J’espère qu’un jour je rencontrerai cet homme d’Etat pour discuter d’une question importante relative à l’évaluation de l’exploitation des hydrocarbures en RDC.
    Je vous prie, cher Monsieur, de recevoir mes salutations patriotiques et de le transmettre chaleureusemnt à l’Honorable Jean Bamanisa.

    Raph Mukandila Ngalula
    Géophysicien Pétrolier
    Assistant au Centre de Recherche en Géophysique
    Assistant Technique à l’OMCI.

  2. Bonjour Mukandila,

    Merci pour votre gentil message.
    Effectivement, j’essaie de mettre en ligne le maximun de mes activités parlementaires.
    Évidemment, il y a pas mal d’autres informations sur nos différents travaux qui pourraient être très intéressant; tel ceux relatifs aux travaux sur la délimitation de notre espace maritime.
    Encore faut il que l’impact de nos lois soit ressenti par leurs applications.
    Si je ne me trompe, vous êtes à Londres ?
    C’est avec plaisir que nous pourrons parler des questions concernant les hydrocarbures.
    Je vous encourage entretemps d’accumuler les connaissances nécessaires qui pourront être utiles à la République.
    Bonne continuation.
    BAMANISA Jean

  3. Bonjour,
    Je viens de découvrir que nous avons des parents en commun.
    J’aimerais entrer en contact avec vous mais je ne trouve pas votre adresse email. J’habite en Belgique. Merci de me contacter.
    Ariane Koelman

  4. bonjour honoralbe Jean bamanisa,

    par ce message je voudrais d’abord vous saluer et ensuite vous faire une toute petite introduction me concernant, en effet ,je suis Bamana kalonji jerry, on se connu l’ors de votre passage au cairo en , egypte, un voyage que vous avez fait avec ,Excellence monsieur l’ambassadeur Balumwene,et j’etais moi diplomate avec comme ambassadeur BERTHIN KANUNU,apres votre depart .j’ete par la suite affecte dans notre ambassade en hollande comme deuxieme conseiller.j’ai longtemps cherche a vous contacter ,mais j’arrivais pas ,sauf aujourdhui ,je suis tombe par hazard sue votre site que ,j’admire sa presentation, au fait ,le but de ma demarche est dans le cadre ds affaires, j’ai de contactes interessant qui desireraient s’installer en rdc,vous vous le savez que ,j’avais depuis l’egypte j’avais constitue un cahier riche d’adresse des affaires ,comme plateforme.je voudrais si possible des que vous aurez mon message de me dire comment je peux vous contacter pour que je vous donne de detail, j suis maintenant a paris donc je peux etre joints par telephone au numéro (numéro masqué) ,soit sur email (@ masquée).
    merci.

  5. Bonjour Kalonji,

    Je vous envoi un courriel

  6. Bonjour, Jean Bamanisa,

    Dans une conversation avec des amis du Kongo, j’ai appris que votre papa le DR.Alexander BARLOVATZ avait hérité de la « bibliothèque » du Héros National Patrice Hemery Lumumba.
    J’aurais aimé savoir, pour mon information personnelle, si c’était la réalité.

    Nous sommes des « oiseaux de même plumage », même si nos itinéraires politiques ont divergé, mais j’ai constaté que notre éthique était comparable.

    Ma biographie est sur google.
    Très fraternellement.

  7. Bonjour Mr Mayele,

    Je vous ai répondu sur votre e mail.

    A bientôt

  8. MrBAMANISA JEAN ,
    J’ai l’honneur de venir auprès de votre haute autorité introduire ce dont l’objet est repris dans la lettre.
    Actuellement ici à kinshasa,je suis détenteur de diplôme de graduât en Sciences Infirmières option Hospitalière édition 2008-2009 à l’institut supérieur d’enseignement médical en sigle ISETM/Kinshasa . comme je suis encore ici à Kinshasa ,Les membres de l’unions jeunes de l’inturi et avec mes membres restrete ici à kinshasa ma demande de prendre contact avec vous avant je puisse rentrer en ituri pour l’instalation de nos bureau dans nos territoires car beaucoup des nos jeunes membres de l’union des jeunes de l’ituri de territoire ARU .MAHAGI ;DJUGU;MAMBASA ; GETHI et IRUMU car beaucoup de nos membres suit chaque fois sur les televisions.
    Espérant que ma demande retiendra votre particulière attention, je vous prie d’agréer BAMANISA JEAN , l’expression de ma haute considération.
    Représentant de l’UJI
    Feni Ethoma
    Patrick

  9. Bonjour honorable,
    Concernant notre programme de l’union des jeunes de l’Ituri,si le bon Dieu veux je compte quitté KINSHASA vendredi le 03 /09/2010.car nous étions entendres les rapports de nos bureau collectif de ARU,DJUNGU,IRUMU,MAMBASA,MAHAGI,GETHI et BUNIA pour le soumettre au Mutuel de jeune de l’ituri à kinshasa.
    Me honorable pourriez-vous nous donné votre Adresse et numéro se contact avant le départ
    Merci
    Coordonnateur de l’ UJI
    Feni Ethoma

  10. MEMORANDUM ADRESSE AUX EXCELLENCES MESSIEURS LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ,LE REPRESENTANT DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES AU CONGO , ET LE HAUT -COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME

    ________________________________________

    OBJET :Appel à secourir d’urgence des personnes en difficulté

    Excellences Messieurs,

    J’ai l’insigne honneur de me voir dans l’obligation de porter à vos hautes personnalités les faits ci-dessous afin d’espérer une assistance urgente de la communauté internationale et du président de la République,en tant que garant des droits de l’homme ,de la constitution,de l’intégrité du territoire et de la Souveraineté Nationale ; face à l’oppression du gouvernement congolais.
    Alors que tous les espoirs de sécurité étaient permis après l’ »intégration accéléré » des groupes armés du Kivu dans les FARDC et le début des opérations contre les éléments FDLR dans lesquelles j’étais personnellement engagé en tant qu’officier supérieur des FARDC, certains militaires des FARDC ont transformés ces opérations en désastre humanitaire en commettant des agressions effroyables contre les populations, dont la dénonciation de ma part me vaut une menace bien réelle qui pèse sur mon existence physique.
    En effet, du 27 au 29 octobre 2009, 13 paysans, dont, 3 femmes et un enfant, ont été délibérément massacrés par des militaires opérant nominalement sous le nom des FARDC, dans les villages de NGANDU, BUTEZI, KAKANGA et KASONGO. Pendant ce trois jours, alors que les villages d’ITABI, KIGALAMA et NGANDO étaient déjà libérés par nos forces, 27 femmes y ont été violées. Les conditions dans lesquelles ces viols étaient en général perpétrés visaient, outre l’effet de terreur, à avilir les victimes. La population de cette partie du territoire de Mwenga aurait été accusée faussement de connivence avec les FDLR. Au cours du mois de novembre 2009 les villages de ZOMBE, KIKINDI, KITAMBA, KALUNGU et BUGUMBU avait été attaqués par les unités des FARDC se déguisant en éléments FDLR. Pendant ces attaques deux militaires des FARDC appartenant à la 322ème Brigade avaient même été appréhendés et exécutés par les paysans à coup des machettes. Le bilan de ces attaques, que j’ai qualifié de terrorisme d’Etat, a été catastrophique: 7 paysans ont été exécutés à bout portant, plusieurs cas des viols ont été signalés dont une fille de 17 ans qui était violée par cinq hommes parmi lesquels elle aurait reconnu deux visages. Les champs de paisibles citoyens ont été ravagés, les maisons et boutiques systématiquement pillés et les étangs des poissons se sont vu vider de leurs eaux.
    En date du 07 septembre 2009, certains militaires de la 15ème brigade, après avoir se déguiser, ont tendu une embuscade à une camionnette 4 x 4 tuant ainsi trois personnes au niveau de LUKITU.Dans ce véhicule, il y avait un policier qui avait reçu à tuer aussi un des agresseurs qu’on a identifié comme militaire des FARDC appartenant à la brigade précitée. Au cours de ce même mois les villages de KIFUKO, NTUKUMBI et MIGAMBA avaient été attaqués par « nos militaires » utilisant les mêmes méthodes: celles de se déguiser en rebelles hutus pour terroriser les populations afin d’accroître la confusion par manipulation des causes de la guerre et instrumentalisation de la « question FDLR ».Les attaques contre les populations devenaient de plus en plus insupportables dans cette zone ou opère une dizaine de brigades des FARDC. Ces cas précités ne sont pas exhaustifs. Nos militaires ne faisaient aucun effort pour distinguer les cibles de l’ennemi des populations civiles lors des attaques, par exemple, contre NGANDU, NYAMBEMB, KASILEMBO… La volonté de terroriser les paysans était bien visible dans le comportement de certaines unités des FARDC. Dans certains cas ou il ne s’agissait pas des attaques plus vastes, des groupes plus restreint de nos militaires et des soldats pris individuellement ont habituellement violés, tués, pillés et extorqués les biens aux civils sous le regard devenu indifférent de toutes autorités militaires.
    Excellences Messieurs, ayant constaté tous ces violations des droits humains et lorsque j’ai compris que le complot était grand et qu’il avait des ramifications au plus haut niveau, j’ai enfin, décidé de briser le silence pour ne pas cautionner ces barbaries, qu’une certaine opinion met à l’actif des unités ex -CNDP, ex PARECO et autres militaires des FARDC. C’est ainsi qu’en date du 28 décembre 2009 j’ai écrit une note d’information au Chef de l’Etat Major Général des FARDC pour lui tenir informer du désordre qui règne en maître au sein des nos unités des FARDC.

    N’ayant pas constaté le changement sur le terrain je me suis enfin adressé à vous,Monsieur le Président de la République qui est et Commandant Suprême des FARDC. Il n’a été question dans mes deux lettres, dont les copies sont joint à cette lettre, que de dénoncer ces violations graves des droits humains; d’informer les autorités de Kinshasa sur les désordres qui s’observent au sein des unités de la 10ème et 8ème Régions Militaires et qui plongent froidement les communautés ethniques du Kivu dans une « école de la haine » accompagnée d’un sentiment d’ affirmation de la supériorité ethnique et idéologique ;de réclamer l’amélioration de conditions de vie des militaires congolais comme préalable à sécurité des civils; et enfin de proposer les solutions qui me paraissent les meilleurs face à nos problèmes sécuritaires.

    Excellences Messieurs, la misère quasi généralisée des personnels des FARDC, de la Police et des Services de Sécurité ainsi que l’Impuissance des FRDC sont à la base de la souffrance de la population de l’Est de la RDC. C’est ainsi que j’en appelle à la conscience de la Communauté Internationale pour oeuvrer en faveur de la Paix à l’Est de la R.D.C. Cette paix exige au préalable la reforme urgente des forces armées pour procurer la R.D.C d’une armée républicaine, disciplinée, dissuasive et qui respecte les droits humains. C’est moins spectaculaire, c’est moins coûteux que le un million de dollars (1.000.000 $) que les casques bleus dépensent chaque jour en R.D.C ou le un milliard de dollars (1.000.000.000 $ US) du Budget annuel de la MONUSCO. C’est aussi beaucoup moins coûteux que des milliards de dollars que les humanitaires dépensent au Congo pour réparer les dégâts causés par les hommes en armes.

    Imaginez-vous, Excellences Messieurs, ce que vous auriez pu faire si vous aviez seulement disposé de quelques images de ces paysans qui ont été massacrés par ceux qui prétendent leur assurer la sécurité, de ces filles et mamans que l’on a systématiquement violé,de ces familles qui ont abandonnées leurs villages par crainte des barbaries des FDLR et de certains militaires des FARDC. Ce qui m’étonne c’est la nature exacte de ce qui filtre à la communauté internationale. En termes d’émotion, d’indignation, de détail des atrocités et de comptabilité des morts; c’est beaucoup. Mais, en termes de réflexion et d’action concrète pour attaquer les causes de la souffrance du peuple congolais, c’est peu ou zéro. Il serait mieux de renoncer à la devise de « Tuez-vous, nous ferons le reste ».

    Partout ailleurs, en Europe, en Asie et depuis peu en Afrique,excepté au Congo, l’action humanitaire est devenue la forme diplomatique de la mystification. De l’expression admirable de la charité, elle est devenue un alibi indiscutable de l’injustice. Sous cette forme, l’humanitaire suppose un passage en force de la charité vers la justice. Le droit humanitaire, fait donc appel à la déviation perverse de la souveraineté des Etats, cette déviation étant « le droit des chefs à disposer de leurs peuples », et oppose au droit totalitaire des peuples les droits individuels de l’homme. Et parmi ceux-ci, en tout premier lieu, celui d’être protégé par la Communauté Internationale contre l’arbitraire de son propre gouvernement. Si la justice sans la charité est une illusion, la charité au peuple congolais sans la justice au profit des personnes,comme moi, qui défendent les droits de ce peuple, est une imposture.

    Ma foi dans les droits de l’homme et mon attachement à des valeurs universelles de la paix et de la justice me valent, ,jusqu’à ce moment, des menaces de mort, des intimidations, des harcèlements, d’emprisonnement en répétition. Ma famille est persécutée et déstabilisée à outrance sous les yeux indifférents de toutes les autorités militaires, civiles et judiciaires. D’ailleurs, la confiance faite aux juges et autres auxiliaires de la justice pour protéger les victimes, les témoins et les défenseur des droits humains tient à leur indépendance de sorte que, tout en étant intégré à l’appareil de l’Etat, ils peuvent prendre leurs distances et examiner un cas qui leur est soumis et qui mettrait aux prises l’Etat avec un particulier. Or la justice militaire au Congo est un instrument du commandement militaire, elle est sous l’autorité directe de la hiérarchie qui veut me mettre « hors d’état de nuire ». Elle n’est même pas à l’abri de l’influence de ceux qui veulent ma disparition physique.

    En une année j’ai changé de résidence douze fois pour fuir les attaques en répétition des hommes en uniformes et « non autrement identifiés ». La dernière attaque date de ce mercredi 7 septembre 2011 vers 20 h 30 par des hommes armés d’expression Kinyarwanda. Ne m’ayant pas trouvé dans la maison, ils ont dit à ma femme « ton mari ne nous échappera pas, il va nous trouver sur tous ces chemins. Nous avons le pouvoir sur lui ». Cette visite a été précédée d’une tentative de Kidnappage de ma femme en date du 05 septembre 2011 vers 17 h 45′; d’une attaque de ma résidence par plusieurs hommes lourdement armés pendant la nuit du jeudi 1er septembre 2011 au cours de laquelle j’ai eu la vie sauve grâce à l’intervention de plusieurs unités de la Police nationale après 3 heurs des tirs nourris en direction de ma résidence ; et de plusieurs autres menaces de mort.

    A ce moment ou je m’adresse à vous, j’ai cessé d’apparaître en public car l’ordre est venu de Kinshasa afin de m’arrêter et de m’escorter vers la capitale. On m’accuse d’avoir « porté atteinte à l’honneur des FARDC » par les lettres que j’ai adressé au Commandant Suprême des FARDC que vous étés et au Chef d’Etat Major Général. Moi, qui ai informé les autorités de Kinshasa des cas des violations en répétition des droits humains, j’ai été rétrogradé et je suis, à présent, traqué tandis que ceux qui ont agressés effroyablement les populations ont été promis et sont protégés par le gouvernement Congolais. N’est ce pas que c’est le gouvernement Congolais qui porte atteinte à l’honneur des FARDC par l’impunité, comme si la guerre n’avait pas ses règles régulatrices!

    Je suis ainsi dans l’étau de mes « détracteurs » qui considèrent mon existence physique comme un danger réel à leur considération, et le gouvernement congolais pour qui je suis devenu un »gêneur à mettre hors d’état de nuire » sous peine de discréditer les FARDC et les opérations militaires de l’Est de la RDC. Ayant arrivé au bout de mes efforts personnels pour m’assurer la sécurité et protéger ma famille; fuir, s’exiler ou résister à l’oppression sont les possibilités qui s’offrent à moi pour ma survie. C’est ainsi que je lance un cris de S.O.S à vos hautes personnalités, Excellences Messieurs; aux différentes organisations locales, nationales et internationales de défense des droits humains, aux institutions et Agences des Nations Unies, aux différentes personnalités, aux différents pays et partis politiques qui me lisent en copie de venir me secourir face à la dictature de l’arbitraire.

    En définitif, et pour vous paraphraser, Monsieur le Haut-commissaire des Nations – Unies aux Droits de l’Homme, la Communauté Internationale doit faire tout ce qui est à son pouvoir pour soutenir ceux qui défendent les droits de l’homme; elle doit se manifester pour défendre leurs droits comme eux le font pour les droits des autres. Ma famille est persécutée, je risque à nouveau d’être emprisonné et / ou tué par, d’une part, ceux qui gagnent énormément d’argent par l’instabilité sécuritaire à l’Est de la RDC et d’autre part, ceux qui se servent des causes de la guerre pour atteindre leurs objectifs politiques. Je suis menacé, intimidé, harcelé et traqué par ce que je n’ai pas laissé,sans lever le doigt, piller, violer et assassiner mes compatriotes. Il est donc justiciable que la Communauté Internationale puisse prendre des mesures de sécurité afin de protéger le défenseur des droits de l’homme que je suis (la copie de mon macaron de Défenseur des Droits de l’Homme est en annexe) des exactions commises par le gouvernement congolais et les particuliers,car »la défense de Droits Humains n’exige aucune qualification ni statut particulier .Seuls l’engagement et le courage comptent »dit-on

    Tout en espérant une issue heureuse à ma requête, je vous prie d’agréer, Excellence Messieurs, l’expression de ma profonde gratitude.

    Fait à Bukavu, le 08 septembre 2011

    CIKWANINE BAHUNDE Marcelin
    Défenseur attitré des Droits de l’Homme
    Major

    CC :

    - Monsieur le Secrétaire Général de Nations Unies, à New – York
    - Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, à Addis-Abeba
    - Messieurs les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, à Kinshasa
    - CENCO, à Kinshasa
    - Monsieur le Premier Ministre de la R.D.C, à Kinshasa
    - Honorables Députés Nationaux et Provinciaux de la Province du Sud Kivu
    - Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques des Pays Membres de l’Union
    Européenne en R.D.C, à Kinshasa
    - Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques des Etats – Unis d’Amérique, de l’Afrique du Sud, du Canada, de la CHine, de la Tanzanie, du Burundi, de l’Ouganda,
    du Kenya et de l ‘Angola en R.D.C
    (Tous à Kinshasa)
    - La MONUSCO / Sud Kivu
    - Avocats sans Frontiers
    - Human Rights Watch
    - Amnesty International
    - International Crisis Group
    - Toutes les autres Organisations Internationales de Défense des Droits de l’Homme
    - Toutes les Organisations Locales de Défenses des Droits de l’Homme / Sud-Kivu
    - l’EUSEC
    - Madame la Présidente du Bureau de la Coordination de la Société CIvile du Sud-Kivu, à Bukavu
    - L’UDPS/Présidence Nationale
    - UNC/ Présidence Nationale
    - PPRD / Secrétairat National
    - L’UNFPA
    - L’UNDSS, à Bukavu
    - Protection Internationale
    - Monsieur le Coordonnateur du Bureau Conjoint des Droits de l’Homme de la
    MONUSCO/Bukavu
    - V.S.V/Kinshasa
    - Commission Diocésain Justice et Paix / Bukavu
    - Gouvernement Provincial du Sud-Kivu
    - ASADHO – RDC, à Kinshasa

    contacts:

    +243 990542536
    +243 859386330
    +243 823427718

    BILAN DE 50 ANS D’INDEPENDANCE DE LA R.D.C ET

    PERSPECTIVES D’AVENIR :
    DE LA FAILLITE DE L’ETAT CONGOLAIS AUX
    PROBLEMES SOCIAUX INSOLUBLES

    LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE
    MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET COMMANDANT SUPREME DES FORCES ARMEES

    Lettre personnelle de
    CIKWANINE BAHUNDE Marcellin
     Major
     Spécialiste des relations internationales
     Défenseur des droits de l’homme

    BUKAVU
    30 JUIN 2011

    Monsieur le Président,
    L’honneur m’échoit de venir auprès de votre haute personnalité pour vous présenter l’objet repris en page ci-précédente, à ce jour où nous commémorons cinquante et une année depuis que notre cher Pays a accédé à l’indépendance. C’est aussi un grand honneur pour moi, à travers cette correspondance adressé au Commandant suprême des FARDC que vous êtes, de partager avec mes compagnons d’armes mes convictions ainsi que mes réflexions sur les problèmes qui font la honte d’une nation pour laquelle nous nous sommes tous engagés à défendre jusqu’au sacrifice suprême .

    Dans un régime démocratique, personne ne peut se présenter comme un « guide » qui possède toutes les solutions à tous les problèmes. Les citoyens doivent avoir le courage d’étudier ces problèmes et de proposer les solutions qui leurs paraissent les meilleures. Il faut donc pouvoir expliquer aux autres, en conformité avec la loi, ce que l’on pense.

    Monsieur le Président, contrairement aux certains usages hérités, soit de l’armée coloniale, soit de l’Armée du « guide suprême » Mobutu, et en conformité à la constitution de la République, spécialement en ses articles 17, 23, 27 et 83, et aux règlements régissant notre armée ; je vous fait parvenir mes réflexions, ci-dessous, afin d’espérer des réponses qui seront à la hauteur de nos problèmes liés à la puissance de l’Etat congolais. Cette dernière étant facteur du développement.

    Je souhaite vous le dire d’emblée et en toute franchise et conscience : cinquante et une année d’indépendance de la RDC, c’est cinq décennies perdues. C’est cinq décennies gaspillées par nos politiciens. Ce qui manque aux congolais à cette date du 30juin 2011 ce sont les références (politiques) positives. De notre vivant tout ce que nous avons vu et vécu après la colonisation ce sont : le néo-colonialisme, les sécessions, la démagogie et les guerres successives.

    La « première guerre africaine », si pas la « troisième guerre mondiale » aura été sur le territoire congolais. Les guerres ont été caractérisées par une cruauté impitoyable: massacres, viols, enlèvements, tortures, pillages, destructions et déplacement forcé des populations. Voilà tout ce qui constitu l’inventaire politique, le résultat politico – sécuritaire de ces 50 ans et plus, de l’indépendance de la RDC.

    Toutefois, il faut souligner le nationalisme de notre premier premier ministre démocratiquement élu à qui on a livré la « chasse à l’homme ». Saluons aussi le courage, et surtout, l’amour de la nation que nous a témoigné Mzee KABILA, celui qui s’était mis en devoir de faire de la résistance pour ne pas se livrer pieds et poings liés au commerce international. Ces deux héros, auxquels je rends hommage, nous ont légués les références positives et les acquis que, malheureusement, nous n’avons pas pu conserver.

    Je serai incomplet, à ce moment-ci, de ne pas pouvoir saluer votre courage à continuer avec le processus de paix, dès votre investiture à la présidence de la République en 2001, que Mzee avait déjà lancé avec le sommet de Victoria Falls II. Vos qualités diplomatiques nous ont conduits à l’unification du Pays et à l’organisation de premières élections générales, libres et démocratiques. Dans les années 2001 – 2006 vous aviez certainement réussi à conserver l’espoir suscité par notre père de la nation, le feu Mzée Désiré KABILA.

    Cependant, Monsieur le Président, l’un des défaillances de l’Etat congolais, il faut le souligner sans fausse modestie, est que, jusqu’à présent la clé des problèmes économiques et sociaux est restée insaisissable alors que les espoirs étaient portés sur votre personnalité.
    En effet, à son accession à l’indépendance le Congo était comparable à l’Afrique du Sud, à la Corée du Sud, à la Suède, à l’Inde et au Canada en matière de croissance économique. Ces derniers se sont véritablement développés à la manière de « grandes puissances ». La RDC, quant à lui, figure à la deuxième place de pays les plus pauvres du monde. Les choix de nos politiciens ont progressivement entraînés le pays à la dérive.

    La période des années 60 – 65 a été marquée par la guerre civile très meurtrière qui a désorganisée la vie économique du pays. L’éclatement du pays en plusieurs pouvoirs sécessionniste a rendu peu fiable les données économiques du reste très contestables sur la période. Cependant, les années 1967 – 1973 ont été des années glorieuses marquées par des vastes programmes ambitieux d’industrialisation

    Le retournement des incertitudes apparus à partir de 1974 avec la crise mondiale et la zaïrianisation qui marque la profondeur de la crise économique. Dès 1983 – 1990 le pays est confronté à l’impasse des politiques d’ajustement qui fait basculer la RDC dans l’hyper – infation. L’instabilité politico – sécuritaire croissante qui a dégénérée avec deux guerres successives, « guerre de libération » en 1996 et « guerre de rectification » en 1998, a fini par consacrer ce marasme. La chute de l’indicateur de développement atteint 80 % de 1990 – 2010 .

    Dans ce contexte actuel, caractérisé par la croissance démographique négative ( le Congo avait + 14.000.000 d’habitants en 1960, il en a + 65.000.000 aujourd’hui), par le fléchissement de l’activité économique, le salaire réel et l’emploi continuent inexorablement leur tendance à la baisse tandis que le chômage progresse fortement (94 %) et le secteur informel prend de l’ampleur ; les effets sociaux induits sont proprement dramatiques.

    Le vaste réseau de transport hérité de l’époque coloniale reste gravement détérioré malgré vos efforts pour réhabiliter quelques kms. Et cela avec des conséquences désastreuses pour le pays. Les services sociaux se sont dégradés. L’accès aux services essentiels de santé et d’éducation est mieux nantis. Quant aux services d’électricité, d’alimentation en eau potable et de télécommunication, ils sont peu répandus, irréguliers et de plus en plus inaccessibles aux pauvres.
    Monsieur le Président, Mon Commandant, cinquante et une année après l’indépendance de la RDC, la pauvreté gagne de plus en plus du terrain et la clase politique est favorisée au détriment des autres groupes sociaux. En témoigne, les conditions de vie des militaires congolais. Pourtant, ils constituent une classe sociale indispensable pour la survie de la nation congolaise

    Nous avons comme profession : Militaire. C’est une occupation exclusive à laquelle nous devrions tirer les moyens d’existence. Ce service que nous rendons à la nation congolaise devrait nous procurer un certain prestige social comme ça se fait partout à ailleurs dans le monde. L’exemple qui devrait interpeler la conscience de nos décideurs politiques est à deux pas de nous : Le Rwanda, l’Uganda et d’autres pays de la région qui n’ont même pas le un centième de nos richesses naturelles. Mzee KABILA constitu même une référence pour l’encadrement des militaires.

    Les présupposés fondamentaux de la vision de Mzee, étaient la perfectibilité de la capacité et la restauration de la dignité de militaires. Autrement dit, le progrès, sous la conduite de Mzee, de notre armée produisait nécessairement une amélioration, à la fois individuelle et collective, de la capacité dissuasive, de l’amélioration de conditions de vie et de la moralité humaine des militaires congolais. En dehors de ces acquis et d’autres que malheureusement nous n’avons pas pu conserver, les militaires congolais ont progressivement été plongé dans un naufrage social.

    Monsieur le Président, selon une enquête effectuée par certaines organisations humanitaires au Kivu: 90 % des ménages militaires vivent avec moins de 0,5 $ par jour et par personne. L’apport calorique moyen serait de 1.000 cal/jour/militaire alors que la norme minimale est de 2.500. Quelque 80 % des militaires ne mangent qu’un jour sur deux où, par luxe, un repas par jour. Un enfant de militaire sur trois meurt avant l’âge de 5 ans et 10 femmes meurent en couches pour 80 naissances vivantes. Plus de 50 % des militaires n’ont pas accès aux soins de santé primaires. Le taux de scolarisation des enfants des militaires serait de 10 % et près de 80 % des enfants de la rue de Bukavu et Goma sont des enfants des militaires. Près de 50 % des militaires ne savent pas lire et écrire. Seulement 5 % des militaires sont logés avec dignité alors que 70 % vit dans des bâches avec femmes et enfants.

    Ceci prouve à suffisance que nous sommes victimes d’une injustice sociale alors que nous devrions bénéficier d’une discrimination positive pour l’intérêt de toute la nation. Loin de moi, ici, l’idée de sous estimer ou de me méfier de la misère généralisé du peuple congolais en général, pour qui, les indicateurs de la pauvreté atteignent actuellement 85 % à 90 %. Mais je parle de la discrimination positive car je reste convaincu que le militaires ont un statut particulier. Un statut qui limite largement leur liberté de rechercher, par d’autres manières, les moyens d’existence.

    Si notre métier n’était pas incompatible avec certains emplois nous pouvions nous engager dans plusieurs carrières comme le font les députés, les ministres, les gouverneurs, les PDG et tous ceux qui ont fait de la politique leur profession qui, pourtant, sont mieux payés. Pour d’autres militaires qui n’auraient pas le profil nécessaire pour les emplois spécialisés ils se lanceraient eux aussi dans le « débrouillardisme » comme le font plus de 90 % des congolais. Les salaires des hommes politiques témoignent en plus, cette discrimination ou injustice sociale dont j’ai parlé ci-haut : les ministres et vices ministres, les députés, les sénateurs, les gouverneurs et les PDG des entreprises publiques sont payés entre 6.000 $ et 15.000 $ alors qu’un général de l’armée congolaise (FARDC) touche 75.000 FC soit 80 $ US pour le plus gradé.

    Cette discrimination se remarque davantage au niveau des hommes de troupe. Un militaire touche difficilement 48.000 FC le mois, soit 51 $ US. Il a en outre + 2 kg de farine de maïs; 1 kg d’haricot, 100 g de sel, un savon et 20 cl d’huile pour chaque mois. Moi, officier supérieur de FARDC je reçois comme ration mensuelle, 4 gobelets de farine de maïs et 3 gobelets d’haricot. Même un rat ne peut pas vivre avec cette quantité de nourriture pendant une semaine alors qu’on me la donne, moi père de quatre enfants, pour trente jours ; c’est une véritable humiliation à la dignité humaine.

    Si l’on tient compte du coût de vie de congolais, ce salaire de 51 $ qu’on donne difficilement à un militaire congolais répond péniblement aux besoins alimentaires de 7 jours pour une simple famille de trois personnes (Papa, Maman et un enfant). A partir du 8èmejours l’enfer commence, non seulement pour les militaires mais aussi et surtout pour la population car c’est bien elle qui en paye une lourde peine avec, des vols qui débordent, parfois, en assassinats, des tracasseries, des extorsions, des arrestations arbitraires, des pillages et enfin des viols car un militaire qui est clochardisé n’est plus digne d’être aimé par une femme pour ainsi satisfaire ses besoins sexuels. Ici au Kivu, plusieurs militaires, surtout les blessés de guerre, passent porte par porte pour quémander les miettes de la nourriture. Cette situation a fait perdre à notre armée toute sorte de prestige tant au niveau intérieur qu’au niveau extérieur.

    Monsieur le Président, ce n’est pas gratuitement que notre armée nationale et souvent accusée de commettre les violations des droits humains. « Eléments des FARDC incontrôlés » est devenu un slogan pour toute personne qui écoute les Radio ici au KIVU. Est ce que tous ces militaires qui violent les droits de la population ne sont pas contrôlés ? Je prend la ferme responsabilité de vous confirmer , Monsieur le Président, que tous les militaires, ici, sont contrôlés, ils sont identifiés non seulement à leurs unités mais aussi à leur chefs respectifs. Mais le problème ne se trouve pas à ce niveau.

    Le problème est que les militaires sont abandonnés à leur triste sort. Par conséquent, ils cherchent leurs moyens de survie sur les dos de la population. Cette dernière en paye ainsi le pot cassé d’où les viols suivis d’assassinats, les pillages massifs, les extorsions, les tracasseries et arrestations arbitraires, les destructions et le déplacement forcé de la population. Si aujourd’hui 50 % des viols sont attribués, à tort ou à raison, à nos « militaires indisciplinés » il est aussi évident de souligner que la discipline militaire ne vaut que ce que valent les moyens utilisés pour l’obtenir.

    D’ailleurs j’ai toujours considéré que l’armée congolaise est l’armée la plus disciplinée au monde en raison de sa qualité de service par rapport à ses conditions de travail. Si on mettait les armées des Etats-Unis d’Amérique, de la Chine, de la France ou du Ghana dans les conditions de travail qui sont les notre, elles seraient les armées les plus sanguinaires qu’on ait jamais vu. On donne à un militaire, père de famille, 51 $ comme salaire sans lui garantir un logement décent, l’accès à l’eau et à l’électricité, les moyens de transport et de communication, l’accès aux soins médicaux et à la scolarisation de ses enfants … ; et on attend de lui, en retour, le respect ou la protection des droits humains, la défense et la sécurité du pays. N’est-ce pas là une manière d’exposer, non seulement le pays, mais aussi et surtout la population à une infernale vulnérabilité ?

    En plus de ça et pendant que les militaires congolais sont clochardisés à outrance, certains officiers subalternes, supérieurs et généraux deviennent de plus en plus riches. Ils forment une classe des « privilégiés » et s’enrichissent derrière les dos des militaires sans être inquiété. Ils sont les « protégés » de notre armée et ils ne peuvent tolérer, pendant qu’une seule seconde, la voix d’un soldat qui revendique son droit de manger ou le respect de sa dignité. Je suis conscient que cette dénonciation – revendication de ma part, va attirer vers moi tous les foudres de ces fossoyeur de l’Armée congolaise.

    Monsieur le Président, les fossoyeurs de notre république sont nombreux. Il ya beaucoup de militaires, de politiciens et d’hommes d’affaires au Congo et dans d’autres pays qui gagnent énormément d’argent par l’instabilité politico – sécuritaire du Congo. Plus notre armée est impuissante et désorganisée, puis le pays est instable, plus ils peuvent rafler les richesses du pays et plus les populations sont asservies et terrorisées. En me battant contre cela, je me fais de puissants ennemis, car j’entrave leurs activités commerciales. Le combat, en faveur de notre armée et les populations congolaises, est une question de vie ou de mort ici à l’Est. Et je vous prie ainsi de m’apporter une assistance à cette détermination altruiste car, il est certain que la promotion des droits humains ne demande aucun statut ni aucune qualification particulière.

    Par conséquent, Monsieur le Président, j’ai personnellement constaté que des prises de consciences angoissées se multiplient, entretenue par l’idée que l’Etat est dorénavant impuissant de faire face au déclin économique et au naufrage social. Il en résulte ainsi, une perte progressive du prestige et de l’autorité de l’Etat, surtout à l’Est, qu’on a cessé de considérer comme une source de progrès. Celle-ci constitue, en effet une bombe à retardement qu’on doit urgemment désamorcer car l’histoire nous renseigne qu’au Congo, comme dans d’autres pays de la région, les guerres civiles ont, certes des motivations politiques mais elles traduisent également les malaises sociales des nationaux.

    Monsieur le Président, la relation entre la pauvreté et l’instabilité sécuritaire à l’Est du Pays me paraît acquise d’emblée. La mauvaise gestion du Pays conduit à de mauvaises performances économiques. La hausse de la pauvreté qui en résulte pousse régulièrement les victimes à revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie. Ces victimes finissent par recourir, en dernière instant, à la violence pour faire entendre leurs doléances.

    Nous devons tous préserver cette paix relative et l’unité nationale que nous avons acquises si chèrement. Pour cela, il faut que nos hommes politiques abandonnent certaines pratiques malheureuses qui, à travers l’histoire de la RDC depuis l’indépendance, nous ont conduites à des guerres ou les ont, tout simplement, aggravées. Ces pratiques, ci-dessous, ont été instituées en règles du jeu durant les cinq dernières décennies.

    La cupidité de nos dirigeants depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui explique davantage, les guerres et l’instabilité de l’Est que la revendication politique. L’appât du gain conduit certains groupes à la guerre mais les discours politiques habillent habituellement cette revendication inavouable. La prédation comme mode courante de gestion de l’Etat congolais depuis l’indépendance, est une autre cause de l’instabilité politico-sécuritaire. Priver l’Etat congolais de ressources financières par la prédation et la corruption contribue lourdement au non-développement. Le manque à gagner se fait lourdement ressentir avec l’intervention des institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale). Les carences structurelles, lorsqu’elles ont été doublées de soit disant » exigence de performance de l’économie congolaise », ont ensuite évacué notre Etat du champ social.

    Dans ce cas, l’Etat n’est plus libre d’améliorer les conditions de vie de ses citoyens. Le FMI devient alors partie prenante dans la prise des décisions de l’Etat congolais. Ces institutions refusent en premier lieu toute hausse de salaire des fonctionnaires de l’Etat. Les dépenses militaires sont jugés « dépenses de luxe », rendant ainsi l’Etat congolais incapable d’assurer la sécurité et la défense du pays. Ainsi, l’Etat congolais devient vulnérable de toute pression extérieure et intérieure. Voilà, en définitif, une nouvelle forme de la colonisation que nous mêmes, avons engendrés parla prédation et la corruption. Et si nous n’arrêtons pas toute suite, les enfants de nos enfants continueront à jamais de croupir dans la misère.

    Monsieur le Président, il n’est pas nécessaire de me lire dans cette correspondance pour comprendre que les guerres de prédation dans notre pays ont pris la forme des conflits de succession et de revendication sociale. Ici chez-nous, le contrôle de l’Etat ou d’une portion du territoire devient la condition de survie pour certaines personnes ou groupes sociaux. C’est ainsi que l’Etat congolais tombe progressivement entre les mains de groupes criminels et mafieux, les dinosaures d’aujourd’hui et de l’époque, dont les intérêts économiques égoïstes finissent par supplanter leurs objectifs politiques déclarés.

    Ce n’est donc pas évidemment un hasard si à une situation économique et sociale tragique s’ajoute actuellement un contexte d’instabilité politico-sécuritaire chronique dans le Pays et surtout à ’Est. Dans cette région accablée par la pauvreté, la mauvaise gestion et des contraintes internationales, le recours à la violence représente souvent une fuite en avant face à des problèmes sociaux insolubles. La mauvaise gestion du pays depuis l’indépendance jusqu’à ce jour est un facteur qui renforce le lien ente la pauvreté et les guerres, en creusant, et quelque fois même en allant jusqu’à créer de nouvelles tensions entre groupes ethniques.

    Monsieur le Président, il me parait opportun à ce jour du 30 juin 2011 de méditer sur un paradoxe d’un grand Congo, riche dans tous ses conditions naturelles mais avec une population parmi les plus pauvres du Monde. Si le potentiel minier de la RDC lui a valu le célèbre qualificatif de scandale géologique avec 80% des ressources mondiales de cuivre, cobalt et coltan, 12 % des réserves mondiales de diamant, or, uranium, cassitérite, platine, niobium…, force est de constater que celui-ci concerne également d’autres domaines.

    La forêt congolaise est la 2ème poumon le plus important de l’écosystème mondial en raison de la grandeur, la diversité et de la qualité de ses essences ; La RDC représente une véritable puissance énergétique au monde avec 17 % des réserves hydroélectriques mondiales. Le « Congo serait un Koweït en devenir » avec d’énormes réserves d’hydrocarbures. Le pays a d’immenses réserves de GAZ Méthane évaluées à 75 milliards de m3.

    La RDC possède l’un des potentiels touristiques les plus riches du monde qui devraient favoriser l’éclosion de l’éco-tourisme. Avec 80 millions d’hectares des terres arables mécanisables, soit la superficie de la France et de l’Allemagne réunis, la RDC est appelée à être une puissance agricole et un grenier de la planète tenant compte, en plus, de son extraordinaire pluviométrie. Enfin, de tous les atouts pourtant considérables dont dispose notre pays, le plus important est la richesse hydrographique, dans un continent particulièrement affecté par la sécheresse. Le Congo est ainsi le « Château d’eau d’Afrique ».

    Je suis conscient, Monsieur le Président, que ces ressources considérables sont heurtés aux contraintes multiples. La capacité fortement diminuée de l’Etat congolais indique, ainsi, que les champs d’action d’un programme actif de reforme afin de lancer et d’améliorer l’économie est assez limitée en raison, bien sûr, des contraintes internes évoquées ci-haut mais aussi, des contraintes internationales. C’est le moment, Monsieur le Président, de proposer au peuple congolais, à travers votre haute personnalité, les solutions qui me semblent les mieux adaptées aux problèmes de notre chère patrie.

    En effet, pour un homme politique congolais, il n’y a pas en vérité quelque chose de pire que l’ignorance de l’histoire. La longue histoire de la déstabilisation de l’Etat congolais à cause de la richesse de son espace, particulièrement à l’ère récente du coltant qui a succédée à celles du cuivre, de l’uranium et du caoutchouc, doit nous interpeler tous, qu’on soit civil ou militaire, politicien ou commerçant,…

    Les faits malheureux de l’empire néo – colonialiste se sont ainsi succédés : le financement des pouvoirs sécessionnistes, l’assassinat de Lumumba, l’imposition de Mobutu, son abandon brutale par les parrains laissant le champs libre à de réelles dérives, l’épisode Mzee Kabila et son assassinat, l’éclatement du pays en plusieurs rebellions, l’imposition de la paix et enfin l’organisation des élections par les moyens exclusifs des néo – colons.

    Vous venez de constater avec moi, Monsieur le Président, que l’histoire et les rapports du Congo avec le monde entiers ont été forcés et imposés par les puissances extérieures, les termes des échanges commerciaux sont toujours en défaveur du Congo, les programmes de coopération dite au développent endettent le pays et les interventions du FMI et de la BM sont aussi télécommandés par les mêmes puissances qu’on appelle « Bailleurs de fonds ». Les mêmes qui, hier nous ont massacrés, aujourd’hui ils nous traitent de « bon élève » parce que nous n’engageons pas les « dépenses de luxe ».

    Monsieur le Président, une autre forme de la colonisation du Congo a vu les jours avec l’avènement des multinationales, ces lobbies financiers travaillent au profit des puissances extérieures. Depuis les années 90 il n y a plus de tabous en RDC ; des frontières ne sont plus inviolables, l’autorité de l’Etat n’est plus souveraine, le droit international lui-même est sujet à distorsions dans un pays qualifié de « non droit ». Quant à nos ressources, elles sont désormais à prendre par le plus rapide, le mieux armé, le plus proche.

    Le Congo est devenu ainsi un champ d’action pour les multinationales à la recherche des profits à court terme. Ses sociétés qui sont partout au Congo, du Katanga au deux Kasaï, de la province orientale au Sud-Kivu…, continuent l’exploitation du Congo comme à la belle époque, protège votre régime, et sont surtout près à financer les nouvelles guerres quand leurs intérêts sont mis en danger.

    Monsieur le Président, alors qu’ailleurs les ressources naturelles constituent l’une des clefs de la souveraineté et un instrument de la politique de puissance, au Congo, nos richesses naturelles servent à nous asservir. Elles servent, en plus, à nous tuer. Notre Père de la Nation, Mzee KABILA a été assassiné pour protéger nos richesses. Et je reste convaincu que la meilleure façon d’être réellement indépendant, c’est de conserver les acquis nous légués par Patrice E. LUMUMBA et Mzee Désiré KABILA.

    Monsieur le Président, l’unique moyen de rendre le Congo Indépendant, libre et prospère est de faire en sorte que les ressources naturelles du pays constituent à tout le moins des contributions potentielles à la puissance de la RDC. Les congolais peuvent ainsi jouir de leurs richesses et accéder au développement durable. Mais il ya un préalable : c’est la reforme urgente de l’Armée Congolaise.

    Monsieur le Président, le fer de lance de la puissance qu’il nous faut est toutefois le potentiel miliaire dans la conception classique de cette notion. Notre force miliaire doit constituer l’enjeu matériel, porteur d’intérêt dit de « possession » et de nature contradictoire, susceptible seulement de compromis dans tous les rapports internationaux. L’Etat congolais est donc appelé, coûte que coûte, à reformer dans l’urgence son armée, en mettant un accent particulier sur les aspects qualitatifs de cette dernière. Ces aspects sont d’ordre technologique, ou relèvent de l’art du commandement, de la stratégie des chefs militaires, de la combativité, de l’entraînement et du loyalisme des troupes.

    La force de l’Etat congolais exige aussi la réconciliation de populations afin que la masse territoriale congolaise soit proportionnelle à sa masse démographique. Il s’agit autant de la cohérence socioculturelle interne que de la conscience politique nationale. Notre histoire me prouve qu’une population politiquement mal intégrée comme la notre est un facteur premier de faiblesse, que les précédentes luttes et guerres inter – ethniques au Kivu. L’Etat doit donc s’investir beaucoup dans la résolution des conflits au Kivu et promouvoir la réconciliation entre toutes les communautés du Kivu.

    Dans cette partie de la RDC les violences ont été si terrifiantes de telle manière que les blessures ne sont pas encore guéries, elles ont été pansées. Les gens d’ici ont fait l’usage inconsidéré de leur histoire sans toutefois l’ignorer. Les souvenirs de la guerre n’ont jamais été oubliés mais ils ont été surmontés afin de vivre en harmonie avec les agresseurs d’hier. Mais il se prouve que la population et ses résistants à agression rwandaise sont abusés de leur bonne volonté. Ainsi la réconciliation inter – communautaire est compromise laissant la place à la méfiance mutuelle et cela se remarque même au sein des FARDC.

    Monsieur le Président, je reste convaincu, comme la plus part de nos compatriotes, que les accords politiques de Goma ont échoués et que, loin d’écarter la menace à la paix, les militaires rwandais deviennent de plus en plus omniprésent au Kivu et le Rwanda avait utilisé le processus d’intégration accélérée des hommes du CNDP pour accroître sa force militaire et son influence politique à l’Est de la R.D.C.

    Les militaires rwandais seraient déployés dans tous les 14 territoires du Sud et Nord Kivu. Cette présence des militaires étrangères au sein de notre armée aurait été avérée par diverses sources, entre autres, les officies supérieurs rwandais, les officiers congolais proches du CNDP, les fonctionnaires de la MONUSCO, certains leader politiques congolais et les organisations de défense des droits de l’homme. Ce phénomène aura certainement des conséquences déstabilisatrices pour la région.
    Déjà une certaine opinion place à l’actif des certaines unités engagées dans les opérations en cours au Kivu, les exactions perpétrées ici et là. Les assassinats, les extorsions, les tortures, les violences sexuelles, les tueries massives et les pillages étaient de plus en plus enregistrés dans certaines zones pourtant déjà libérées par nos forces. Des rumeurs s’élevaient pour accuser certaines de nos forces de se « déguiser » habituellement en éléments des FDLR pour attaquer des villages transformant ainsi les opérations en « désastre humanitaire ». N’étant pas un juge je m’abstiens à présent, bien que les faits parlent d’eux-mêmes, d’affirmer toutes ces allégations car aucune enquête détaillée, impartiale et digne de foi n’a été menée à ce sujet.

    Toutefois, puisque seul les événements sont mon maître intérieur, je n’exclu pas non plus la forte probabilité pour le Rwanda et ses alliés d’instrumentaliser à nouveau la « question des FDLR » pour justifier leur présence perpétuelle au Kivu. En jetant un regard historique sur les événements passés, je suis moi-même témoin de ces genres de comportement de la part du pouvoir de Kigali. En effet, dans les années 1998 – 1999 alors que j’assumais certaines responsabilités dans le commandement du 61 ème bataillon du RCD, j’ai personnellement assisté aux opérations de ravitaillement des FDLR – RASTA par le gouvernement Rwandais. Ce mouvement des rebelles hutus était une création de Kigali afin de pérenniser la violence au Kivu et attirer ainsi l’attention de la communauté internationale sur la menacé de la sécurité du Rwanda par la présence « dangereuse » des génocidaires au Kivu. Ces FDLR – Rasta étaient en majorité des hutus qui étaient rapatriés au Rwanda et qui ensuite ont été réarmés par Kigali et renvoyés encore au Congo pour terroriser la population. Ils recevaient régulièrement armes, munitions et argent par l’entremise du colonel DAN et colonel MACHUM de l’APR. Pour cela les barbaries propres aux interhahamwes ne devraient pas cesser. C’est ainsi qu’ils se sont distingués par les viols massifs, les coupes des mains et des organes génitaux, les étranglements, les pillages suivi des destructions méchantes, les massacres et surtout leur méthode d’égorger les humains à coups de machettes alors qu’ils avaient beaucoup de munitions pour ôter la vie plus facilement.

    Monsieur le Président, ici au Kivu personne n’ignore que cette région, convoitée par le Rwanda, a été à la base de la revendication par le Président rwandais, à travers la conférence de SADC, d «organisation d’une seconde Conférence de Berlin » pour redéfinir les frontières de manière à annexer une partie du Kivu au Rwanda. Ce dernier estimant que la partie occupée actuellement par les « rwandophones » constitue « les terres rwandaises qu’ils ont hérités du roi, Ndili Nyamheshera ». Et le gouvernement rwandais dont la position officielle déclarée était, « ou bien on leur reconnaît la nationalité congolaise, ou bien on les renvois au Rwanda avec leurs terres, si non, l’abcès va crever ».

    Quant aux populations du Kivu, je reste personnellement convaincu qu’elles n’ont pas les problèmes d’identité vis-à-vis de leurs compatriotes d’origine rwandaise. Ce que je refuse ici, Monsieur le Président, c’est cette désinformation dans le sens d’ethniciser ce conflit et de donner une signification raciale à un différend entre deux nations, entre deux peuple dans leurs expressions politiques. D’une part, il ya un pouvoir mono-ethnique au Rwanda avec un projet fondé sur son modèle constant : L’hégémonie rwandais et la balkanisation du Congo, d’autre part, nous avons une nation congolaise, vecteur de la souveraineté populaire, qui se mobilise à chaque moment opportun suite à l’appel à secourir une partie d’elle-même opprimée, sur un territoire susceptible de passer sous domination étrangère.

    Monsieur le Président, en plus de cet infiltration de notre armée nationale, le Rwanda et leurs alliés s’étaient assurés, d’une part, que le maximum de ressources militaires (argent, ration, minutions et autres équipements) soient attribuées à ses unités, et d’autre part ils s’étaient assurés que le plus grand nombre de places possible soit réservé à ses officiers et alliés pour toute distribution de postes dans les unités et cela au détriment des officiers issus des groupes Maï-Maï.

    C’est ainsi qu’un commandant affilié au CNDP a été nommé à l’un des deux principaux postes de direction au sein de chacune des unités de la 8ème et 10ème Régions Militaires. 70 % des postes des commandements et/ou des directions ont été attribués aux officies d’obédience rwandaise dans les brigades, les régiments récemment formés, la coordination des opérations Amani Leo ainsi que les zones et les secteurs opérationnels.

    Cependant, aucun officier ex Maï-Maï n’a une affectation ou une fonction administrative ou de commandement après ces accords de Goma. Tous les officiers ex –Maï Maï sont à la disposition de différents unité pour « utilisation » et sont en majorité commandés par les officiers les moins gradés qu’eux. Même les chefs militaires des ex-groupes armés Maï-Maï sont retenus à Kinshasa sans un minimum vital.

    Plus de 1.500 ex-combattants du Sud-Kivu et leurs officiers ont été vite déployés vers la Provinces Orientale après des accords de Goma alors que les soldats des FARDC d’obédience rwandaise refusent toujours d’être déployé dans d’autres provinces du Congo. 45 officiers de CNDP ont écrit au Président de la république que vous êtes, en vous signifiant qu’ils ont décidés de rester au Kivu pour protéger leurs tantes et oncles et pour traquer les FDLR. Beaucoup de nos compatriotes considèrent ce refus de servir le Pays là ou la hiérarchie décide comme une menace réelle sur l’intégrité territoriale du Congo.

    Monsieur le Président , il est clair que le fait que les militaires du CNDP opérant nominalement comme partie des FARDC dans les mêmes régions où ils sont connus comme alliés fidèles du Rwanda de Kagame et où ils ont commis de graves violations des droits humains, ne peut jamais faciliter la réconciliation inter – communautaire. Cette réconciliation est aussi compromis par le fait que ce processus « d’intégration accélérée », qui est une autre forme de « mixage » ou d’intégration limitée et graduelle, a mis le CNDP et alliés dans une positon militaire et politique beaucoup plus forte que celle qu’ils occupaient avant les accords de Goma de fin 2008.

    Par conséquent, on assiste ce dernier temps dans le Kivu aux diverses initiatives de réorganisation de mouvements de résistance. Ici au Sud-Kivu, une dizaine des officiers supérieurs ex Maï-Maï vient récemment de rentrer dans le maquis pour y rejoindre d’autres; ils s’appellent tous les « mécontents » , les uns estiment que leur région est « assiégé par les forces étrangères et alliés», les autres se disent d’avoir été discriminé dans les FARDC parce que les grades des militaires ex – Maï-Maï n’ont pas été retenus selon les accords de Goma alors que ceux des Militaires ex – CNDP et alliés rwandais sont retenus. Ils accusent aussi l’Etat congolais de discrimination à leur égard parce que personne d’entre les ex Maï – Maï n’a une fonction après les l’accord de Goma. Cet ainsi qu’ils ont préférés « régner en enfer que de servir au paradis ».

    Le problème est que, Monsieur le président, nous nous attaquons aux conséquences de nos problèmes sécuritaires au lieu de nous attaquer aux causes. L’exemple éloquent se trouve dans les viols massifs des femmes dans le territoire de FIZI au Sud-Kivu au cours de ce dernier mois de juin 2011. Les viols qui seraient, selon la MONUSCO et les ONG, commis par les militaires dissidents des FARDC. Ici, tout le monde s’annexe à dire : « Nous condamnons… », « Nous sommes consternés… », « Nous allons traquer les coupables… », mais personne n’ose se poser la question de savoir de quoi est- ce que ces militaires criminels ont été mécontents dans les FARDC au sein desquelles ils ont servi le Pays jusqu’au mois de main 2011. Hier ils ont été nos militaires, aujourd’hui ils sont de déserteurs et s’attaquent ainsi aux paisibles paysans.

    Sur ce, Monsieur le Président, je reste convaincu que de la manière dont ces genres de comportements barbares doivent, nécessairement, être puni avec fermeté ; c’est de la même manière que les « pratiques » qui ont incités ces militaires à rejoindre le maquis, doivent aussi être combattu avec fermeté afin que demain on ne puisse plus se heurter à d’autres problèmes de dissidence. Parce que si ces militaires n’avaient pas rentré dans le maquis on n’aurait pas connu tous ces viols et autres crimes qui terrorisent nos populations. Un adage dit : «Quand deux éléphants se battent ce sont les herbes qui souffrent ». Et donc lorsque notre armée se bat contre un groupe des insurgés, qu’il soit de grande ou de petite puissance, ce sont toujours les populations qui vont en pâtir. D’ailleurs, c’est l’occasion pour moi de présenter à toutes ces victimes à travers cette lettre qui vous est adressé, Monsieur le Président, tous mes sentiments de compassion et du zèle de la justice en leurs faveurs
    En résumé de tout ce qui précède, il s’avère que le Congo n’est pas encore indépendant. Il nous faut une réelle indépendance. Les belges sont partis mais d’autres colonisateurs sont revenus un peu plus tard et sont constitués du FMI, de la Banque Mondiale, des multinationales et des néo-colons rwandais à la solde de mêmes puissances mondiales. Cette dernière forme de la colonisation du Congo est apparu en 1996 avec l’avènement de l’AFDL et se poursuit jusqu’aujourd’hui avec la pénétration de la société congolaise par la de participation directe des militaires rwandais et alliés dans le processus décisionnel de notre armée nationale.
    C’est ainsi qu’il y a chaque fois ici à l’Est une manipulation des causes de la guerre par le pouvoir de Kigali. Puisque la guerre et /ou les opérations militaires consistent à la décision de les mener, les ennemis du Congo font des causes de la guerre (insécurité généralisée, pillages, viols, massacres…) leurs leviers pour manipuler le peuple congolais. Parce qu’il faut pérenniser la violence pour rendre le Kivu ingouvernable, la « question des FDLR » restera à jamais un alibi du Rwanda pour justifier sa présence militaire dans cette partie de la RDC. Comme le Rwanda a finit par investir de l’intérieur notre processus opérationnel, il ya donc indirectement contrôle en amont de la souveraineté congolaise ou tout simplement présence politique du Rwanda au sein du gouvernement congolais.
    Enfin, Monsieur le Président, dans ce contexte qui ne rassure pas ,ce sont toujours les populations du Kivu qui souffrent. Au vu de ces situations économiques, sociales et politico – militaires que j’ai développé tout au long de cette correspondance, je ne vois pas des raisons qui puissent m’imposer un effort de cécité, de mutisme et de surdité.
    Tout en espérant des réponses adéquates pour renforcer le caractère national du peuple congolais, pour restaurer la dignité du congolais, et surtout celle des militaires, pour améliorer les qualités des la diplomatie et de gouvernement congolais et pour relancer la morale de la population ;
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

    Fait à Bukavu, le 30 Juin 2011.

    CIKWANINE BAHUNDE Marcelin

    Major, Spécialiste des Relations
    Internationales et Défenseur
    des Droits Humains.

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